Les États renforcent la coopération régionale en matière de protection, d’inclusion, de sécurité et de solutions pour les réfugiés dans le cadre du Dialogue de Lomé
Les États renforcent la coopération régionale en matière de protection, d’inclusion, de sécurité et de solutions pour les réfugiés dans le cadre du Dialogue de Lomé
Photo de famille des participants à la réunion ministérielle.
Lomé, Togo – Les ministres et hauts responsables du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo ont réaffirmé leur engagement à renforcer la protection des réfugiés et à faire progresser les solutions lors de la 2eme Réunion ministérielle du Dialogue de Lomé sur la sécurité nationale et la protection des réfugiés, tenue cette semaine à Lomé sous le leadership du Président du Conseil de la République togolaise.
S’appuyant sur les sessions techniques du Dialogue de Lomé organisées depuis 2024, la Réunion ministérielle a offert l’occasion d’évaluer les progrès accomplis à la suite de la Déclaration de Lomé de 2025 sur la sécurité nationale et la protection des réfugiés dans le golfe de Guinée. Elle a également permis aux États participants d’examiner la mise en œuvre de la Stratégie sous-régionale de protection et de solutions 2026-2030, élaborée avec l’appui technique du HCR et des Bureaux des Coordonnateurs résidents afin de renforcer les systèmes d’asile, de promouvoir l’inclusion des réfugiés et de faire progresser des solutions sensibles à la protection.
Le Dialogue s’est tenu dans un contexte d’afflux continus vers les pays du golfe de Guinée, liés à l’insécurité au Sahel. À la fin juillet 2026, plus de 239 000 réfugiés et demandeurs d’asile étaient enregistrés au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo. Ces mouvements soulignent la nature sous-régionale de la crise et la nécessité d’une réponse coordonnée, harmonisée et centrée sur la protection.
La participation du Mali et du Niger en tant qu’États observateurs, pour la première fois, a reflété la dimension régionale plus large des dynamiques de déplacement reliant le Sahel et le golfe de Guinée. Cette participation a été saluée, compte tenu de la contribution que les expériences du Mali et du Niger en matière de protection, d’inclusion et de solutions peuvent apporter au renforcement de la coopération régionale.
« À un moment où l’insécurité et les déplacements exercent une pression croissante sur les communautés dans toute la région, le Dialogue de Lomé offre une plateforme unique pour se réunir autour de défis transfrontaliers communs et faire progresser la coopération régionale sur les déplacements forcés », a déclaré Abdouraouf Gnon-Konde, Directeur régional du HCR pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. « Nous saluons le leadership des autorités togolaises dans le maintien de ce dialogue et dans la consolidation des progrès déjà accomplis, notamment en matière de renforcement de l’accès à l’asile et de promotion de solutions bénéficiant aux réfugiés ainsi qu’aux communautés qui les accueillent. »
Au cours du Dialogue, les États participants ont fait le point sur les progrès réalisés, identifié les défis persistants et convenu des priorités dans le cadre de la stratégie 2026-2030. Les discussions ont porté sur l’harmonisation des cadres de gestion de l’asile, l’élargissement de l’accès des réfugiés aux services nationaux et aux opportunités économiques, le renforcement du soutien aux communautés hôtes ainsi que la consolidation de la coordination sous-régionale.
Lors de la Réunion ministérielle, des accords tripartites ont été signés entre le Burkina Faso, le HCR, le Ghana, le Togo et le Bénin, tandis que les préparatifs ont avancé en vue d’un accord similaire entre le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le HCR. Ces accords visent à établir un cadre pour le rapatriement volontaire lorsque les conditions sont propices à une réintégration durable et lorsque les réfugiés choisissent librement de rentrer en toute sécurité et dans la dignité.
Cette Réunion ministérielle s’est tenue pendant l’année du 75e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Comme l’ont souligné l’ensemble des États participants et le HCR, soixante-quinze ans après l’adoption de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, le Dialogue de Lomé démontre que ses principes demeurent plus pertinents que jamais. « À travers ce processus de dialogue, les États participants ont réussi à transformer les défis liés à l’asile en un processus marqué par la coopération, la résilience et la recherche de nouvelles solutions », a déclaré Elizabeth Tan, Directrice de la protection internationale et des solutions au HCR.
Le HCR appelle les partenaires techniques et financiers à maintenir et à élargir leur soutien à la mise en œuvre de la Stratégie sous-régionale de protection et de solutions 2026-2030, notamment à travers des investissements dans les systèmes de protection, la cohésion sociale, l’inclusion des réfugiés, les communautés hôtes et les solutions durables.
L’engagement continu des États à travers le Dialogue de Lomé reflète une volonté commune de répondre aux déplacements forcés par la coopération, la protection et les solutions, tout en veillant à ce que les communautés hôtes soient également soutenues.
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